Ca vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Venant du Québec où atteindre un médecin sans attendre des heures à l’hôpital ou dans les « CLSC » relève de l’exploit, c’est une re-découverte de pouvoir prendre un rendez-vous directement chez le toubib du coin pour même un soin médical de base.

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Notre tourisme médical

Les Français ne cessent de râler (oui, je sais, c’est dans leurs gênes) car leur système de santé péricliterait ? Sans doute y a t-il une offensive politique visant à imiter le système québécois pour faire des économies, mais on est loin du compte ici…

Dans un « désert » médical, comme on nous l’avait signalé lors de notre projet de balade dans le sud de la France, nous avons obtenu des visites rapides (2 jours) chez un médecin généraliste, des séances d’orthoptie après un rendez-vous chez un ophtalmologiste en moins de 8 jours, un entretien chez un chirurgien orthopédiste suivi d’une infiltration chez un spécialiste (3 jours d’attente), etc… etc…

Un petit exemple pour une commune (Riscle dans le Gers, département agricole d’habitat épars dans la campagne viticole) : 5 médecins généralistes chez qui on peut prendre rendez-vous sans qu’on vous réponde : « on ne prend plus de patients », douces paroles aux oreilles des patients à la recherche de soins, 2 pharmacies, 2 kinésithérapeutes, 1 ostéopathe, 6 infirmiers, 3 dentistes…

23 euros pour une visite de généraliste, de 30 à 45 euros pour les spécialistes, ça ne nous semble pas insurmontable, c’est une estimation très personnelle bien entendu.

Ouf ! se sentir enfin écoutés

toubibDonc révision générale sans problème pour Papou et Coco, entre les balades et les gourmandises qui ne manquent pas dans la région.

Alors oui, faisons du tourisme médical pour se rassurer, sans appréhension des longues attentes québécoises.

Rien n’est parfait dans ce système, il y a sans doute des problèmes que nous ne connaissons pas. Cependant, notre expérience pendant ces quelques mois  nous rend optimistes. D’ailleurs c’est en étant optimiste qu’on attire les bonnes choses, n’est ce pas ?

 

 

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